Les grognards de la famille

Chère cousine, cher cousin

Les grognards ? Non, il ne s’agit ni des grogneurs et ni des râleuses de la famille puisqu’à part nos enfants, je ne crois pas qu’il y en ait ! En cette année marquant le bicentenaire de Napoléon Bonaparte, je vais te parler des soldats qui ont combattu dans les rangs de l’armée napoléonienne et plus précisément des membres de nos familles qui en ont fait partie.

Je n’ai pas trouvé de grognards dans nos ancêtres directs, mais dans chaque branche, au moins un frère ou un cousin a parcouru l’Europe et combattu sous les ordres de Napoléon 1er. Les registres de matricules de l’armée napoléonienne n’étant pas encore entièrement indexés, il se peut que prochainement, nous puissions découvrir d’autres grognards appartenant à nos familles. Ces documents permettent de connaître les régiments auxquels les soldats ont été rattachés, les campagnes auxquelles ils ont participé, mais aussi leurs blessures et leurs caractéristiques physiques (taille, forme du visage, couleur des cheveux et des yeux).

Branche AUBIN

Deux cousins ont été soldats de Napoléon 1er : Ambroise RÉTIF et Jean ROUESNÉ. Ambroise RÉTIF est un oncle de Jeanne RÉTIF qui est la grand-mère maternelle de notre grand-mère Henriette AUBIN. Jean ROUESNÉ est l’un de ses cousins, tous les deux ayant comme grands-parents Ambroise RÉTIF et Julienne POTIER (mariés en 1753 au Grand-Auverné), qui sont nos ancêtres à la 8e génération.

Ambroise RÉTIF, né en 1782 au Petit-Auverné, appartient au régiment de fusiliers chasseurs, il participe aux campagnes de 1807 en Allemagne et de 1808 en Espagne. Il est dit « rayé des contrôles le 20 décembre 1809 par trop longue absence à l’hôpital de Vitoria » où il est arrivé en octobre 1808. Cela veut peut-être dire qu’il est toujours à l’hôpital à cette date mais que l’armée n’envisage pas de le réintégrer ? Je n’ai pas trouvé d’information qui pourrait nous indiquer ce qu’il est devenu ensuite : est-il décédé à l’hôpital, ou en est-il sorti ?

Voir la fiche matricule d’Ambroise RÉTIF

Jean ROUESNÉ, né en 1788 au Grand-Auverné, fait partie successivement de trois régiments d’infanterie de ligne (le 84e, le 42e puis le 39e). Il participe à la campagne de 1809 en Allemagne. Il se marie en 1819 et est laboureur au Petit-Auverné où il décéde en 1828 à 39 ans. Nous savons qu’il a eu au moins une fille.

Voir la fiche matricule de Jean ROUESNÉ au 42e régiment d’infanterie de ligne

Branche MARIE:

Jean LECOMTE, né en 1775 à Monstsecret, oncle de Catherine LECOMTE (grand-mère paternelle de notre grand-père Henri MARIE) combat au sein du 1er régiment de grenadiers à pied. Après avoir participé à toutes les campagnes de 1806 à 1809, il combat en Russie où il reste en arrière le 10 décembre 1812, présumé prisonnier. Nous ne savons donc pas ce qu’il est devenu : est-il décédé sur le champ bataille ? A-t-il survécu et avons-nous des cousins en Russie?

Voir la fiche matricule de Jean LECOMTE

Grenadier à pied

Jean LEGUEDÉ, né en 1792 à Rouellé, cousin de Jean VAUGEOIS (arrière-grand-père de Henri MARIE du côté maternel), intègre le 39e régiment d’infanterie de ligne en mars 1812. Peut-être y a-t-il connu Jean ROUESNÉ, l’un des grognards de la branche AUBIN. Il devient tambour en avril. Il meurt à l’hôpital de Landau en mai 1813.

Voir la fiche matricule de Jean LEGUE

Branche LEBAUDY

2 cousins du côté paternel de François LEBAUDY (arrière-grand-père de notre grand-mère Berthe LEBAUDY) ont fait partie de l’infanterie de ligne.

Pierre LEBAUDY, né en 1788 à Clairefougère, entre au 29e régiment d’infanterie de ligne en février 1809. Nous ne savons pas à quelles campagnes il participe, mais il décède en 1810 à l’hôpital de Vérone.

Voir la fiche matricule de Pierre LEBAUDY

François Charles HALLEY, né en 1791 à Bernières-le-Patry, après avoir été mercier, arrive au 25e régiment d’infanterie de ligne en mai 1811. Il participe à la campagne de Russie dont il ne revient pas, présumé prisonnier.

Voir la fiche matricule de François Charles HALLEY

Branche DURAND

Michel LANDAIS est l’oncle de François LANDAIS (grand-père paternel de notre grand-père Jean-Baptiste DURAND). Il est né en 1782 à Puceul. Il entre au 1er régiment de carabiniers le 26 ventôse an XIII (17 mars 1805), puis intègre le 1er régiment de grenadiers à cheval en 1809. Il participe aux campagnes de vendémiaire an XIV, 1806, 1807, 1808 et 1809. Il est blessé de 2 coups de sabre au combat de Ratisbonne le 24 avril 1809, puis d’une contusion de boulet à Wagram le 6 juillet 1809. Il participe ensuite à la campagne de Russie en 1812. En 1815, il rejoint Napoléon Bonaparte pour les 100 jours, période au cours de laquelle il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur par l’empereur. Il fait reconnaître cette décoration auprès de la Grande Chancellerie de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur en 1832. Entre-temps, il est devenu laboureur à Saffré où il a épousé Anne GUISNEL en 1827. Je n’ai pas trouvé d’enfant issu de ce couple.

Nous savons aussi qu’il est grand puisqu’il mesure 1m83, alors que la taille moyenne à l’époque est de 1m62. Vu la taille moyenne de la famille actuellement, il y a un gène qui a dû se perdre !

Voir la fiche matricule de Michel LANDAIS

Voir le dossier de Légion d’Honneur de Michel LANDAIS

Pour terminer, voici un récapitulatif de quelques caractéristiques de nos grognards :

Cousinalement

Didier

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